EPISODE 24

Nous poursuivons aujourd’hui notre parcours architectural du Musée des Beaux-Arts de Séville

Comme dans tout monastère, une église conventuelle occupe une partie non négligeable du monument. De plan en croix latine ((voir n° 14 du plan dans la livraison antérieure), elle compte un chevet à fond plat, un transept et une nef. La nef à deux niveaux est éclairée par des fenêtres hautes situées au-dessus d’une corniche saillante. Des voûtes en plein cintre sur arcs doubleaux couvrent l’ensemble de l’édifice. Quant à la croisée du transept, elle est surplombée par une coupole sur pendentifs.


La nef de l’église. Elle abrite aujourd’hui les grands tableaux d’autel des plus importants peintres sévillans comme Herrera le Vieux, Zurbarán et Murillo.

Le décor d’origine a disparu sur les parties basses des murs. Il subsiste cependant sur les voûtes, la coupole et les pilastres de la croisée du transept. Ces peintures exécutées vers 1745 sont l’œuvre de Domingo Martínez. On remarquera que le décor devient de plus en plus somptueux au fur et à mesure que l’on approche de la partie la plus sacrée de l’église, l’autel. Ainsi les voûtes de la nef sont-elles modestement décorées de motifs géométriques sur fond blanc à l’exception d’un médaillon central.

Par contre la coupole fastueusement décorée, montre les juges et les rois d’Israël. Ils sont placés entre des bandes ornées de feuillages qui convergent vers un médaillon central pour simuler en trompe l’œil les nervures d’une coupole à fuseaux concaves.

Les autres peintures, sur les arcs et les pilastres, évoquent le rôle des mercédaires à travers leur action de rachat des captifs.



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