EPISODE 18

Mis à jour : août 13

Dans l ‘épisode précédent nous avons dit quelques mots de l’histoire de la construction de la Maestranza ainsi que l’aspect qu’elle présente à l’extérieur. Aujourd’hui nous allons poursuivre avec un regard sur son aspect intérieur

L’intérieur des arènes offre un aspect caractéristique. Les gradins peuvent accueillir un peu plus de 12 000 personnes sur deux étages. Ceux de la partie basse, les tendidos, ne sont pas couverts et sont les plus nombreux. Ceux de la partie supérieure, les gradas, sont abrités sous une galerie qui fait le tour des arènes.


Les gradins inférieurs ou tendidos qui étaient en pierre à l’origine ont été remplacés en 1914-1915 par de la brique, scandée de carreaux de céramique, mais la structure en pierre originale se discerne encore sous les briques.

La galerie supérieure, qui couvre les gradas, s’appuie sur des colonnes surmontées de chapiteaux portant des arcs surbaissés lesquels sont surplombés par une moulure en saillie de couleur ocre dont chacune est timbrée en son centre d’une console. Une sobre frise de même couleur court au-dessus des arcs, puis un bandeau blanc met en valeur la corniche ocre bordant le toit de tuile qui couvre cette galerie. Celle-ci est interrompue en deux endroits par l’ordonnance majestueuse de la Puerta del Príncipe, dont nous avons vu l’aspect extérieur, et par la Puerta de la Diputación.



La Puerta del Príncipe, donne, côté intérieur, sur le balcon du Prince, exclusivement réservé à la famille royale. Celui-ci est d’une riche composition qui se développe sur deux étages. De part et d’autre d’une large porte en arc surbaissé sont placées deux colonnes monolithes posées sur un soubassement et sommées chacune d’un chapiteau ionique. Au-dessus de l’arc une vaste console décorée d’un putto et d’un masque grimaçant supporte le balcon royal fermé par une rampe à balustres.

La loge proprement dite s’ouvre à l’étage par un arc aux moulures ondulées, flanqué de colonnes cannelées surmontées de chapiteaux corinthiens. Le fronton sommital, brisé en son centre, laisse place à deux vieillards barbus à demi allongés qui encadrent un écu portant les armes de la famille royale. La loge est couverte d’une coupole reposant sur des pendentifs sculptés de bas-reliefs.

Elle tranche par sa facture et son coloris sur la régularité et les couleurs de la galerie supérieure. Elle offre au regard une sorte de panachage entre le classicisme à la française qui se perçoit dans sa partie inférieure et le baroque italien qui se manifeste à l’étage.

Face au balcon du Prince se trouve le balcon de la Députation, qui surplombe la porte du toril. Moins luxueux que le premier, il s’insère dans l’arcature de la galerie supérieure mais, à son emplacement, les colonnes ont été doublées et l’arc qui les surmonte est plus large que les autres. Il est agrémenté d'une balustrade en marbre aux balustres plus modestes que celles du balcon du Prince. Comme au balcon du prince un fronton brisé a été installé au milieu duquel sont insérées les armes de la Real Maestranza.

On en terminera en soulignant à nouveau l’unité de l’architecture et des couleurs des arènes de Séville que l’on a déjà rencontrées à l’arc de la Macarena. Mariage heureux d’ocre, de blanc et de rouge qui se détachent sur un ciel bleu.


Particularité qui a été soulignée par le duo Los des río dont une des chansons commence par ces mots : Sevilla tiene un color especial.





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